En bref

Il doit inlassablement parfaire son sens des proportions, afin de pouvoir juger sans défaillances de la portée et de la limite d’un rapport de proportions. Il sentira alors à quel moment la tension établie entre deux éléments devient si forte que l’harmonie se trouve menacée. Il apprendra à éviter les rapports sans tension aucune qui engendrent l’uniformité et l’ennui. Il déterminera en outre le degré de tension plus ou moins fort qui devra exister entre les rapports selon la nature et le caractère de l’ouvrage qui lui est confié. On ne peut donc concevoir un principe de calcul rigide, comme le rapport de la règle d’or 3 : 5 : 8 : 13, car ce rapport peut être viable pour un travail et faux pour un autre.

La création typographique suppose une connaissance préalable parfaite des valeurs qui seront visibles dans la composition. Voici quelques questions qui, résolues, aideront le typographe à ordonner ces valeurs: dans quel rapport se trouve une valeur vis-à-vis d’une autre ? Comment se comporte une certaine force de caractère par rapport à une seconde, à une troisième ? De quelle nature sont les relations entre l’imprimé et l’inimprimé ? Comment la valeur et la qualité de la couleur entrent-elles en contact avec les éléments gris du texte ? De la juste conclusion des ces problèmes dépendent la beauté et les qualités formelles et fonctionnelles d’un ouvrage imprimé.

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l’espace vide

Trente rayons convergent vers le moyeu, mais le vide entre eux crée la nature de la roue. De la glaise surgissent les jarres, mais le vide en elles crée la nature de la jarre. Les murs, avec les fenêtres et les portes qui leurs sont adjointes, forment la maison, mais le vide entre eux crée la nature de la maison.

Voici le principe :

La matière recèle l’utilitaire, l’immatériel crée l’essence veritable.